Origine de la bête

D’abord science-fiction, puis développée par l’industrie pour le prototypage rapide, l’impression 3D consiste généralement à déposer de la matière en couches superposées d’après un modèle en 3D conçu par ordinateur. Le mécanisme est très proche de l’imprimante de bureau, sauf qu’ici les matériaux utilisés sont des plastiques, métaux, céramiques ou encore des matières organiques, et que l’objet imprimé l’est en trois dimensions.

Ces objets à imprimer peuvent être modélisés par ordinateurs (fichiers exportés au format STL), achetés ou téléchargés à partir de sites spécialisés comme Shapeways ou Thingiverse, ou encore scannés grâce à un appareil de capture 3D, et, transmis à la machine par USB, via carte SD, voir même par Wi-Fi.

Objectif Lune

Crédits : ESA/Foster + Partners

Crédits : ESA/Foster + Partners

Le cabinet d’architecture britannique Foster + Partners étudie la faisabilité d’une base lunaire par impression 3D avec l’ESA, l’agence spatiale européenne, technique qui permettrait de réduire les coûts d’acheminements du matériel sur la Lune, en mélangeant des matériaux sur place (régolite et oxyde de magnésium). La vitesse des prochaines machines (3,5 m/h) devrait permettre de construire un bâtiment entier en une semaine.

Cet habitat consiste en un mur et un dôme imprimés en 3D, abritant un tube en acier et une structure gonflable.

Nous intégrons dans la composition de notre « encre », un sel chimique qui convertit le matériau pulvérulent en un solide semblable à de la pierre.
— Enrico Dini

Plus d’informations, en anglais, sur le site de l’ESA.

Dans le même ordre d’idée, mais sur Terre, le Pr Behrokh Khoshnevis travaille au projet Contour Crafting, une machine capable de réaliser une maison d’un peu plus de 230 m² en moins de 24 h et à un faible coût (cf. photo avant le titre principal).

FabLab : le labo du Dr Frankenstein 2.0

Des initiatives comme celle de La Poste qui, depuis le 27 novembre 2013, propose dans trois bureaux de poste franciliens l’expérimentation de l’impression 3D, ou encore l’appel à projet du ministère du redressement productif le vendredi 13 décembre, qui a retenu 14 dossiers de projets de FabLab (fabrication laboratory), permettent la démocratisation de ces techniques d’impression. En plus, on assiste déjà à une baisse des coûts des imprimantes (2 500 à 3 000 €).

Exemples d'objets réalisés par impression 3D au FabLab du Pavillon de l'Arsenal

© Jacques-Franck Degioanni / Le Moniteur
Exemples d’objets réalisés par impression 3D au FabLab du Pavillon de l’Arsenal…

C’est aussi le cas de ce FabLab, installé au Pavillon de l’Arsenal jusqu’au 31 mars qui s’adresse en particulier aux architectes et designers.

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